Résumé du Friend’stival saison 2
Samedi, le jardin de Pontoise a accueilli la deuxième saison du Friend’stival. Dès 15h, les alentours étaient en fête alors même ceux qui ignoraient ce qui se passait, se sont laissés tenter comme une festivalière improvisée qui « allait à l’épicerie et qui finalement, intriguée par la musique, s’est arrêtée dans le parc. »
Entre les cinq groupes initialement prévus, d’autres artistes musicaux se sont illustrés dans différents registres tels que le jazz, les percussions africaines et le slam. Mais le Friend’stival, c’était surtout une scène de 76m² où se relayaient les cinq groupes avec une énergie époustouflante, cinq univers dont le but commun était de régaler les oreilles. Il y en avait pour tous les goûts. Not so pretty a ouvert le bal, suivi par Oligarshiiit, puis The Crook and the Dylan’s, Groovin’ High et enfin, Und’Chaque.
Un groupe « hyper » humain

Not so pretty, c’est Maya au chant et cette dernière voulait montrer qu’une fille derrière un micro n’a pas forcément la voix d’une Vanessa Paradis, qu’elle adore tout de même. C’est elle qui est à l’origine de ce quatuor de « rock métissé, oui, c’est du rock métissé car nous englobons toutes les musiques du monde : pop, soul, rock, rythmes hispaniques… Mais les chansons sont également le résultat d’un travail collectif, le résultat de toutes les personnalités du groupe. Quelque chose d’hyper humain » explique-t-elle. Comme le sous-entend le nom du groupe, les chansons sont en anglais et évoquent toutes le thème universel qu’est l’amour. La prochaine étape pour le groupe dont l’énergie en live est assez impressionnante, c’est réenregistrer toutes leurs chansons sous forme de démo. En attendant, vous pouvez les écouter sur la page facebook du groupe :
Page facebook de Not So Pretty
Oligarchie ? Non, Oligarshiiit

Même si Enz, Tedji et Doods ont séparément l’habitude de la scène, le Friend’stival était le premier concert du groupe Oligarshiiit, « il faut bien insister sur les trois i. Il y en a trois parce que nous sommes trois membres » précise Tedji. « Dans le monde du rap, il y a ce qu’on appelle l’ego trip qui pousse tous les rappeurs à dire qu’ils sont les meilleurs. Oligar, c’est pour dire que nous sommes les rois (…) et shiiit, c’est en hommage à un personnage de la série ‘The Wire’ qui le répétait sans arrêt. » C’est avec une certaine énergie que Tedji et Enz ont transformé la scène en terrain de jeu géant tandis que Doods était beaucoup plus calme. Pour un projet qui ne se voulait pas ambitieux au départ, mais plutôt une occasion de s’amuser, vous pourrez acquérir dès le mois d’octobre leur album, Les trois royaumes.
Bonne humeur, ambiance et potes

The Crook and the Dylan’s est le groupe le plus jeune de cet éventail car seulement âgé de quelques mois. C’est à la suite de nombreuses collaborations plutôt réussies qu’ils se sont dit, en décembre 2010, que former un groupe ne serait pas une mauvaise idée. Et ce n’est pas pour autant que le groupe est en retard! Il a déjà eu l’occasion de se produire sur plusieurs scènes. The Crook (l’imposteur), c’est Patrick, pseudonyme choisi pour montrer que la voix du trio ne prend pas la grosse tête, accompagné de ses « Dylan », Benj (du groupe et de l’association Benj. & Friends) le guitariste et de Jude aux percussions et à la batterie. Ne vous laissez pas piéger par le nom anglais, il leur arrive de chanter en français ! C’est tout naturellement que le public bat la mesure en rythme avec les chansons. Avec un album déjà enregistré, il ne reste plus qu’une pochette et le tour est joué. Vous pouvez les écouter sur leur site internet.
Site de The Crook & The Dylan’s
A monk, a duke and a duck

En Français, ça donne « un prêtre, un duc et un canard » voilà le titre de l’album de Groovin’ High. C’est une grande bande d’amis qui se connaissent depuis leurs études de musicologie à la Sorbonne où l’idée de former un groupe est née. Contrairement aux autres groupes, celui-ci est plus instrumental. L’arrivée du groupe a apporté la touche « cuivre » qui manquait au festival. C’est un cocktail de trompette, saxophone alto, saxophone tenor, saxophone baryton, guitare, basse, batterie que nous offre Groovin’ High. Leur style de musique est plutôt jazz funk avec de la diversité grâce aux nombreux « guest » conviés au micro afin de les accompagner, telle que la chanteuse Zhakee « dont la voix se marie parfaitement aux mélodies du groupe » d’après une festivalière. En attendant, l’enregistrement de l’album et d’un clip vidéo dans un futur proche, laissez-vous envouter par les mélodies du groupe.
« Message positif et festif »

Composé de 6 membres, Und’chaque, comme son nom l’indique, c’est un mélange de chaque genre de musique : du rap, du be-bop, du jazz, du rock, de la soul, du hip-hop… enfin, vous avez compris. Il a été formé en 2005 par le batteur Ydekan aux influences jazz et le rappeur Tedji. Deux univers opposés qui se sont rencontrés pour offrir à nos oreilles un mélange musical plutôt entraînant. En 2008, un album de 14 titres a vu le jour et plus récemment, le « Presque » album qui compte 5 titres. Leur recette c’est une bonne dose d’énergie, des textes drôles et caricaturaux et de la musique entrainante. Avec Und’chaque, pas de prise de tête, le but de leurs chansons, d’après Tedji, c’est « envoyer un message positif et festif. » Mission accomplie !
Malgré le ciel gris, c’est sans une goutte de pluie que le Friend’stival saison 2 s’est terminé. Merci à Benj. & Friends et à tous les groupes pour les 6 heures qui se sont passées relativement vite. Si vous avez raté ce festival, il ne reste plus qu’à espérer une saison 3 au Friend’stival et aller faire un tour sur les sites des différents groupes !
Posté par Cergyvie, le 11 juil 2011, 14:15




















Un sincère merci pour ce génial retour !
On vous embrasse la rédac !
Une fête réussie, une très bonne ambiance et un excellent accueil pour les secouristes de la Protection Civile du Val d’Oise qui assuraient la tenue du poste de secours